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Agrégation interne

lundi 2 février 2009

Concours interne de recrutement de professeurs agrégés et concours d’accès à l’échelle de rémunération.

Section : langues vivantes étrangères, italien

Traduction

Durée 5 heures

L’usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout matériel électronique est rigoureusement interdit

Les candidats doivent impérativement présenter les deux traductions et leurs commentaires respectifs sur des copies séparées.


Version

Salvataggio sul Po in piena

La barca era lunga e sottile, leggiera ; pericolosa ma maneggevole, e adatta insomma all’urgenza e alle forze disponibili e pronte. Correva sull’acqua, fendendo di sbieco la corrente poiché con quattro palate da sinistra il Barabàgul[1] l’aveva indirizzata verso la riva opposta.
Egli era tarchiato e tozzo e goffo come l’orso, ma agile e forte anche come l’orso. Aveva cavato un numero basso al sorteggio, e fra qualche mese doveva andar quattr’anni marinaio. I due remi robusti e pesanti, nelle forcole alte, gli erano agili in mano e vigorosi. Schiavetto si era appoggiato con le spalle alla casa del Paneperso, le mani in tasca ; la distanza non lasciava scorgere s’era indispettito in volto o piuttosto umiliato. Né v’era tempo di badare a questo.
La chiamata più forte era adesso quella della bocca superiore. Ingolfandosi i n questa, il fiume descriveva un arco, segnato da un margine di risucchi e di rigurgiti dal fondo, tumultuosi ed avidi20che bisognava, dopo risaliti lungo la riva opposta fino all’altezza opportuna, costeggiare, attraversando il fiume, in modo da non esservi presi, ché vi sarebbe stato un brutto navigare. Ma evitando questi, bisognava evitare, nell’indirizzarsi verso il troncone dei froldi[2], di scadere e d’esser presi nella bocca inferiore, per non andar a finire nella vasca dove il tumulto dell’acqua faceva paura e prometteva sicura perdita. Bisognava tener buona e sicura rotta, e non c’era20agio di deviarne. Come vi mise il Barabàgul la prua di sghembo e=2 0per tre quarti controcorrente si mostrò buon pilota del fiume. Sotto il forte impulso dei due rematori di punta, la barca né guadagnava né perdeva, sul filo di questa discriminante fra le correnti in cui la reggeva il pilota con un remeggio vario, continuo e pronto e legato, facendo forza or da destra, or da sinistra al bisogno. Attraversò, preciso come fosse stata la barca del passo attaccata alla sua corda. Ed accostò nel punto giusto, in un breve tratto dove l’approdo era pacifico.
- Bravo, Barabàgul ! disse Cecilia, saltando a terr a.
Coniglio Mannaro[3] non aveva mutato posa né mutò quando fu chiamato : pareva non udisse. Ella corse verso di lui ; e poco dopo i due garzoni si sentirono chiamare angosciosamente. Ormeggiata la barca a un remo piantato nell’argine, accorsero.

Faits de langue : Proposez en français un commentaire grammatical des locutions soulignées.

Thème

Affaires italiennes

Nous revînmes donc vers Bologne où Guicciardini m’installa da ns une petite hôtellerie voisine du collège des Espagnols. Lui-même partit le lendemain, non sans avoir prédit que je serais sur pied dix jours plus tard et que je pourrais alors le rejoindre à la cour papale. Mais ce n’était que pour me rassurer, puisque, dès son arrivée à Rome, il conseilla à Maddalena de venir me rejoindre au plus vite avec Giuseppe et de m’apporter mes papiers et mes notes pour que je puisse tromper l’ennui par l’écriture […]

Je ne devais plus quitter ma chambre jusqu’à la fin de cet te année‑là. Je faillis d’abord être emporté par une pneumonie et, à peine rétabli, ce fut ma jambe qui me causa a des inquiétudes. Elle était si engourdie et si enflée que je craignis à nouveau l’amputation. De rage, de désespoir, je travaillais et travaillais encore, de jour et de nuit. Je pus ainsi achever les traductions arabes et hébraïques que j’avais promises à l’imprimeur saxon. Je pus également écrire, cette année‑là, les six premiers livres de ma Description de l’Afrique. Au bout de quelques mois, j’avais fini par me faire aux plaisirs de ma condition de scribe sédentaire, de voyageur repenti, et par goûter aux joies quotidiennes de ma petite famille. Non sans garder un œil

inquiet sur les événements qui m’assiégeaient.
J’étais encore entre deux fièvres lorsque Maddalena m’apprit, début mars, la nouvelle qui ébranlait déjà l’Italie : les troupes impériales avaient écrasé l’armée du roi de France devant Pavie. Une rumeur s’ était propagée d’abord selon laquelle François avait été tué ; je devais bientôt apprendre qu’il avait été seulement capturé. Mais la situation n’en était pas moins désastreuse quel que soit le sort du monarque, il était clair que les Français ne pourraient plus, avant longtemps, s’opposer aux ambitions de l’empereur.
Je pensais à Clément VII. Il s’était montré trop favorable à François pour ne pas essuyer sa part de la défaite. Comment allait‑il se tirer de ce mauvais pas ? Allait‑il se réconcilier avec Charles Quint pour prévenir son courroux ? Allait‑il, au contraire, user de son autorité pour rassembler les princes de la chrétienté contre un empereur devenu trop puissant, trop dangereux pour tous ? J’aurais donné cher pour pouvoir m’entretenir avec le pape. Et plus encore avec Guicciardini, surtout depuis qu’une lettre m’était parvenue de lui, au début de l’été, avec cette phrase énigmatique, et terrifiante dans son ironie : « Seul un miracle peut encore sauver Rome, et le pape voudrait que ce soit moi qui l’accomplisse ! ».
Amin Maalouf, Léon l’Africain, J-C Lattès, 1986

Expliquez en français vos choix syntaxiques dans la traduction des segments soulignés (lignes 22 et 34).
Justifiez en français vos choix lexicaux dans la traduction de « essuyer sa part de la défaite » (ligne26)

[1] Barabagul, Schiavetto : garzoni del mulino

[2] i froldi : argini secondari

[3] Coniglio Mannaro : soprannome di Giuseppino Scacerni, padrone del mulino.